Baromètre Agi-Son des publics de concerts : des prises de conscience à consolider

La dernière édition du baromètre réalisé par Opale* avec le soutien du Centre national de la musique, pour l’association Agi-Son, montre que la prise de conscience des risques auditifs est désormais acquise, dans les publics de concerts… Mais avec des pratiques de protection encore vraiment insuffisantes.

 

La majorité des spectateurs et spectatrices estiment que le volume sonore est bien réglé dans les salles qu’ils et elles fréquentent. Ils sont cependant près d’un tiers à le trouver trop élevé dans les salles (29 % dans les petites et moyennes, 35 % dans les grandes, en baisse de 6 %), 41 % dans les festivals (en baisse de 2 points), 54 % dans les bars et cafés-concerts et, enfin, 71 % dans les boîtes de nuit. Plus de la moitié (53 %) des répondants ont été informés de la baisse réglementaire des niveaux sonores et quasi 90 % en sont satisfaits. Pour 4 personnes sur 10 dans les festivals et 6 sur 10 dans les boîtes, les basses sont jugées trop puissantes. Mais le pourcentage de personnes se déclarant gênées est en recul pour tous les types de lieux (stable pour les petites et moyennes salles).

 

Baromètre Agi-Son des publics de concerts : des prises de conscience à consolider

Le risque lié au volume sonore est désormais bien clair pour plus de 9/10ème des publics de concerts, mais aussi les répercussions possibles d’un choc auditif ou le fait qu’il peut entraîner un handicap à vie. Le risque lié à la durée d’exposition demeure sous-estimé.

 

Sans surprise s’agissant d’un échantillon de population fréquentant régulièrement les lieux de concerts, 90 % ont déjà ressenti au moins un trouble auditif.

Baromètre Agi-Son des publics de concerts : des prises de conscience à consolider

Les pratiques de protection ne sont pas encore totalement acquises – attention cependant, l’échantillon de l’enquête réalisée en 2023 étant plus vaste, les spectateurs et spectatrices occasionnel·les sont plus nombreux et, probablement, moins enclins à avoir cette habitude. 52 % font des pauses auditives, 63 % portent des bouchons, 83 % s’éloignent de la source sonore.

2 items méritent que l’on y accorde un attention particulière :

  • Le quart des professionnel·les interrogé·es déclare ne pas utiliser de protections auditives.
  • 72 % de celles et ceux qui en utilisent (dans la salle ou en tant que pros) se disent intéressés par l’acquisition de protections réutilisables.

 

Pour le segment de population considéré, les concerts restent le 1er lieu de sensibilisation aux risques auditifs (pour 86 % des répondant·es). Et les bouchons en mousse sont vus comme de plus en plus facilement accessibles : dans les festivals, les salles de concert de toutes tailles, mais nettement moins dans les bars et clubs (respectivement 19 % et 15 % les jugent accessibles).

Enfin, 38 % des répondant·es se rendent en concert et/ou en festival avec un mineur et 84 % lui font alors porter des protections : ce n’est donc pas encore systématique.

 

*Enquête réalisée par IPSOS  auprès d’un échantillon représentatif de 4 035 personnes âgées de 15 ans et plus et résidant en France métropolitaine : 2 465 répondant·es interrogés entre juin et novembre 2023 via un questionnaire en ligne. 21 % de plus de 46 ans ; 6 spectateurs sur 10 sont des spectatrices. Les styles préférés, dans ce baromètre, sont : le rock/punk, la pop/folk, les musiques électroniques et la chanson française (arrivent ensuite le métal et le rap).

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